09.10.2007

Le rose

Pourquoi le rose ? 8 ans maintenant que la question me travaillent. Barettes, vêtements, poussette, cartables, livres, "les filles préférent le rose". C'est le titre qui me donne ce matin un début de réponse, titre d'un article de libération d'Edouard Launet. Allant faire une bise à l'une de mes libraires préférées, je tombe sur cette article photocopié et mis en avant sur sa table de présentation. Le phénomène est-il donc culturel ? Est-ce les mamans qui à force de leur parler du prince charmant et de les habiller ainsi créent une acoutumance ? Et bien non ! Comme nous les filles aiment le bleu, tout le monde aime le bleu et le sexe féminin aurait un relatif décalage vers le rouge. Pour voir si la chose était culturelle, on a fait le même test à des chinois aussi. L'appréciation des couleurs serait donc d'origine biologique. "Les femmes ont une préférence pour l'extrémité rouge de l'axe rouge-vert, ce qui décale vers le rouge leur attirance naturelle pour le bleu et fait du rose et du lilas leurs couleurs préférées." Une bonne occasion de relire pour la centième fois, "la princesse coquette" chez Kaleidoscope... Et puis si des gens avaient quelques explications ou renseignements sur l'engouement des filles pour le cheval, je suis aussi preneur -pareil, huit ans que je me pose la question devant un phenomène d'une telle ampleur- ...
 
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18.11.2006

Automne

    "Le vent m'a pris".... Ces jours partout des feuilles, du vent, des couleurs fauves, tourbillonnent... L'automne... Alors je pique encore une photo à Jérôme pour la bonne cause et  vous pouvez toujours visiter en lien... (à droite de la page)

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    Et j'édite un peu pour l'occasion de Sénancourt sur cette page : VOLUPTé DE LA MELANCOLIE
    "Lorsque les frimas s'éloignent. Je m'en aperçois à peine ; le printemps passe, et ne m'a pas attaché ; l'été passe, je ne le regrette point. Mais je me plais à marcher sur les feuilles tombées, aux derniers beaux jours, dans la forêt dépouillée.
    D'où vient à l'homme la plus durable des jouissances de son coeur. Cette volupté de la mélancolie, ce charme plein de secrets, qui le fait vivre de ses douleurs et s'aimer encore dans le sentiment de sa ruine ? Je m'attache à la saison heureuse qui bientôt ne sert plus : un intérêt tardif, un plaisir qui paraît contradictoire m'amène à elle alors qu'elle va finir. Une même loi morale me rend pénible l'idée de la destruction et m'en fait aimer ici le sentiment dans ce qui doit cesser avant moi. Il est naturel que nous jouissions mieux de l'existence périssable, lorsqu'avertis de toute sa fragilité nous le sentons néanmoins durer en nous. Quand la mort nous sépare de tout, tout reste pourtant; tout subsiste sans nous. Mais, à la chute des feuilles, la végétation s'arrête, elle meurt ; nous,  nous restons pour des générations nouvelles, et l'automne est délicieuse parce que le printemps doit venir encore pour nous.
    Le printemps est plus beau dans la nature ; mais l'homme a tellement fait que l'automne est plus douce. La verdure qui naît, l'oiseau qui chante, la fleur qui s'ouvre ; et ce feu qui revient raffermir la vie, ces ombrages qui protègent d'obscurs asiles ; et ces herbes fécondes, ces fruits sans culture, ces nuits faciles qui permettent l'indépendance ! Saison de bonheur ! Je vous redoute trop dans mon ardente inquiétude. Je trouve plus de repos vers le soir de l'année, et la saison ou tout paraît finit est la seule où je dorme en paix sur la terre de l'homme."
 
J'espère que dans les écoles d'enseignement professionnel, ils garderont les Lagarde et Michard... 

 

09.11.2006

Le dessous des cartes

En ballade sur quelques quotidiens nationaux, je tombe sur cette carte. A vous d'en imaginer le dessous...

 

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21.10.2006

Littérature & Histoire

medium_bienveillante.gif    Pour ceux qui auraient lu ou se seraient intéressés aux succès de cette rentrée littéraire 2006, j'ai relevé cette note à propos du livre "Les bienveillantes" de Jonathan Littell paru chez Gallimard au mois de septembre...
    "Le Point a révélé que Calmann-Lévy faisait partie des maisons d'édition ayant « laissé passer » « Les Bienveillantes ». En vérité, tout sidéré que j'aie été par la prouesse littéraire, je l'ai refusé sans la moindre hésitation, et dût-il se vendre à 1 million d'exemplaires et recevoir le prix Goncourt que je ne le regretterais pas. Pour contribuer à tirer de l'oubli les victimes des Einsatzgruppen, plutôt que de faire appel aux souvenirs apocryphes d'un officier SS, je préfère, par exemple, m'appuyer sur le père Patrick Desbois, qui travaille depuis deux ans à l'exhumation des centaines de fosses communes laissées par les « unités spéciales » nazies en Ukraine, recueille les témoignages des derniers survivants, recense les modus operandi de ces tueries et donne une sépulture décente aux victimes. Son livre paraîtra en septembre 2007 chez Calmann-Lévy, dans la collection coéditée avec le Mémorial de la Shoah. Il est tout sauf romanesque et laisse au lecteur le soin d'essayer d'imaginer, à partir des indices et des témoignages, ce que fut le calvaire des victimes. Cet effort d'imagination, qu'on ne peut faire sans effroi, provoque une forme de communion avec les victimes qui s'appelle l'empathie. Elle nous oblige à aller vers elles, et ce mouvement n'a rien à voir avec celui qui nous fait nous détourner, horrifiés mais fascinés, de leur bourreau, dont Jonathan Littell voudrait néanmoins nous faire assumer l'abjection au titre de notre appartenance commune à l'humanité".
    Littérature & Histoire...