22.06.2009
Les frontières
Pour moi les livres de Jean-François Chabas vont souvent par deux. pour ceux qui aurait apprécier "Saïa" à l'école des loisirs, "Les frontières" chez casterman font echo au même chose tout en mettant en scène des gens différents, le plaisir est le même aussi dans la fuite, l'échappée belle et ses dialogues verts et sincères qu'une langue de petite frappe rend merveilleux. La stucture est la même une fuite en
avant... Si dans Saïa c'est plutôt une quête d'identité et dans les frontières une fuite pour la liberté. C'est à chaque fois deux ados laissés à eux mêmes et à leurs libertés tendus vers un but. Allez voir la mer dans les frontières et échapper au joug d'un horrible type qui leur fait laver les pares brises. Dans chaque livre l'un nuance, l'autre entraine, l'un les ramènent en arrière sur ce qui fait leur fraterie réelle ou imaginaire, dans les deux cas l'inconnu les eprouve, leur fait découvrir la vie hors de leurs frontières mentales et psychologiques. A chaque fois un parcours iniatique avec les moyens du bord et les rencontres qui vont avec. Fran et Ranko ont tout à voir et apprendre même si la vie les a déjà bien éprouvé et leur a donné cette manière unique et singulière de s'exprimer et quelques réflexes bon ou mauvais. Sur la route on rencontre le meilleur et le pire. Il y a des choses qui font courir plus vite, qui ravive les haines ou qui donnent espoir dans un autre vie d'autres rapports. ce qui leur faut fuir à tout prix :
"Fran se remémora les coups, les humiliations incessantes, et ces centaines, ces milliers de pare-brise, et les occupants des voitures qui les regardaient, Ranko, les autres et lui, comme s'ils étaient des détritus, pas des humains, non, des fonds de poubelle qui osaient s'en prendre à leur belle caisse. Fran faisait semblant de ne pas les voir, ces regards, il était humble à souhait, parce que l'insolence n'amenait pas de pièce. Pourtant quand il en avait assez, à mla fin de ces journées exténuantes passées à fuir l police, à se jeter sur des voitures qui ne demandait qu' à leur rouler dessus dès que le feu était vert, à la fin de certaines de ces journées, Fran plongeait ses yeux dans un de ces hommes, d'une de ces femmes derrière leur volant, et il mettait tout son âme à faire passer ce message muet : "je suis comme toi. tu ne vaux pas plus que moi. si tu penses le contraire, tu mérites m^me pas mon crachat dans ta face."
00:09 Publié dans mots d'ado | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : les frontières, jean-françois chabas, casterman, collection feeling, échappée belle, voir la mer, roman ado, dialogues
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