16.04.2008
Nage libre
Il y a une sacrée différence entre saumon sauvage et saumon d'élevage. Et Sébastien Chrisostome nous en offre trois bons exemples dans "nage libre", une B.D. chez Sarbacane. Le récit de leur tanshumance illustre à merveille, une vie de saumon. Un Josi plutôt grande gueule, qui ne tient pas en place; Nale, une grande gueule aussi mais plus raleur; et enfin Marsha, le petit dernier un peu paumé, peureux et plus fragile.
Il a un pathos gros comme ça. A l'origine, ses parents ont été bouffé par des ours. Ils sont un peu fumés ces trois saumons, mais ils ont des raisons d'être angoissés : l'hérédité, la chaîne alimentaire. Les dangers : les ours, les brochets et les grenouilles, dégueulasses au sens propre et au sens figuré. Les emmerdes de circulation avec les barrages de castors, très sympathiques par ailleurs mais pourquoi dit-on : vivre chez les castors. Toutes les réponses dans cette B.D. et les questions de nos trois saumons partis draguer en amont, puis partis voir l'océan. Ce sont de vrais potes. Ils comptent beaucoup les uns sur les autres, et n'ont qu'un regret quand la galère s'installe ou quand le danger pointe : celui de ne pas avoir le temps de se faire des reproches convenables. Mais ils ont les arêtes solides ces trois petits gars, et ils vont bientôt rencontrer le
poisson-chamane qui va leur ouvrir les portes de la perception. Parce qu'on peut être libre, et pas con. Que le monde est vaste ! On y trouve des dauphins, des emmerdes, des choses à vivre, des orques et des ours des neiges. Et les nouveaux amis de nos amis peuvent devenir des amis, si! si! ça marche! Ca marche même avec les dauphins réputés très cons. Un saumon par contre c'est un saumon, comme nous, il peut s'affirmer : "je suis un saumon !", c'est un peu comme un surfer sans les filles, ou en nage libre, c'est un peu comme un cheval en galop libre, et c'est toujours moins con qu'un dauphin !!! Pour ados et adultes qui aiment bien le saumon sauvage et d'élevage...
Il a un pathos gros comme ça. A l'origine, ses parents ont été bouffé par des ours. Ils sont un peu fumés ces trois saumons, mais ils ont des raisons d'être angoissés : l'hérédité, la chaîne alimentaire. Les dangers : les ours, les brochets et les grenouilles, dégueulasses au sens propre et au sens figuré. Les emmerdes de circulation avec les barrages de castors, très sympathiques par ailleurs mais pourquoi dit-on : vivre chez les castors. Toutes les réponses dans cette B.D. et les questions de nos trois saumons partis draguer en amont, puis partis voir l'océan. Ce sont de vrais potes. Ils comptent beaucoup les uns sur les autres, et n'ont qu'un regret quand la galère s'installe ou quand le danger pointe : celui de ne pas avoir le temps de se faire des reproches convenables. Mais ils ont les arêtes solides ces trois petits gars, et ils vont bientôt rencontrer le
poisson-chamane qui va leur ouvrir les portes de la perception. Parce qu'on peut être libre, et pas con. Que le monde est vaste ! On y trouve des dauphins, des emmerdes, des choses à vivre, des orques et des ours des neiges. Et les nouveaux amis de nos amis peuvent devenir des amis, si! si! ça marche! Ca marche même avec les dauphins réputés très cons. Un saumon par contre c'est un saumon, comme nous, il peut s'affirmer : "je suis un saumon !", c'est un peu comme un surfer sans les filles, ou en nage libre, c'est un peu comme un cheval en galop libre, et c'est toujours moins con qu'un dauphin !!! Pour ados et adultes qui aiment bien le saumon sauvage et d'élevage...Sebastien Chrisostome est en dédicace pour la sortie de l'album chez expérience en fin d'après midi ce jeudi...
03:58 Publié dans B.D. | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nage libre, sebastien chrisostome, sarbacane, saumon, liberte, chamane, vague
26.04.2007
Chaque chose
Vous l'aurez compris le libraire a toujours un train voir plusieurs trains de retard en B.D., il est avide de conseils, de propositions. Il n'y connait rien ! Vous l'aurez sans doute dèjà lu quand vous lirez cette nouvelle note. "Chaque chose" de Julien Neel dans la collection Bayou chez Gallimard. Un homme se rend à l'hopital où son père est hospitalisé. Un souvenir dans le train qui l'y conduit ressurgit. Des vacances que son père a pu lui offrir avec un nouveau job. Un truc qui n'a pas
grand chose à voir avec son métier de magicien : endosser la combinaison pour une campagne de la bi-bonbonne compacte. "Dans l'optique de renforcer le capital image de marque / identification / sympathie, notre pôle logistique a mis en place un protocole qualité pour le bon déroulement de l'opération stratégie communication "M.Nounours"." Chaque chose... La médecine vous devez savoir à peu près tout ce qu'elle propose au présent, si l'on peut le voir ? "Ah oui, oui, bien sûr ! il faut juste enfiler les blouses stériles et les petits chapeaux rigolos avant d'entrer dans la chambre". Et puis "un truc autobiographique" comme en veut Gallimard mêlé à une histoire de super-héros, ça donne une belle histoire sur le thème de la filiation dans un beau format... C'est fou car en plus du retard j'ai quand même pas grand chose à dire sur une B.D. même si elle m'a beaucoup plu. (ça vous fait je pense une belle jambe !)
00:05 Publié dans B.D. | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : chaque chose, julien neel, gallimard, bayou, bd, bande dessinee
12.02.2007
Kdo
Me revoilà. Tous les jours arrivent de nouveaux livres depuis début janvier, beaucoup. Lequel choisir ? Comment partager son temps ? Continuer à lire... Le temps est sans doute le plus grand ennemi du livre aujourd'hui. Il faut
prendre le temps mais sur quoi, quand ? Certains sociologues de la lecture constatent eux aussi comme certains tournants, certains engagements dans la vie détournent de la lecture. Et puis comme le dit avec sa langue d'époque dans le cahier rouge, Benjamin Constant, on a des projets et des "romans". Mais la le terme n'a pas exactement le même sens : "je voulus commencer un roman avec la fille". Il dit de l'une d'elle : "ma liaison avec elle a été bien courte et s'est réduite à bien peu de chose. Mais elle ne m'a fait acheter les sensations douces qu'elle m'a données par aucun mélange d'agitation ou de peine..." (J'aime aussi dans ce bouquin qui n'est pas une nouveauté (trouvé d'occasion) avec quelle ironie douce, il revoit sa mauvaise foi lancé dans les débats d'idées dans le brouillon de la jeunesse, prétention, amour-propre et insouciance comprise. Mais revenons à nos "romans"...)
J'en étais où ? Une nouvelle rentrée littéraire et en arrière, du retard quelques livres offerts pas encore lu, dans ce roman avec la fille. Un cadeau, un livre offert, n'est-ce pas là l'une des plus belles intentions quand il est choisi ? Une tentative de dialogue, un vrai de ceux dont on ne sait d'où il est parti et nous a emmené en voyage. De ses cadeaux, une bande dessinée : "Le chat du rabbin" de Joann Sfar. Et oui je sais, je ne l'avais encore jamais lu et quelle plus beau livre à lire dans cette atmosphère où Charlie hebdo revendique le droit à l'humour aussi pour les musulmans et ou Michel Onfray a fini une bonne foi pour toute de donner la messe athéiste. (j'en étais pour moi resté non pas à Voltaire mais au magnifique livre de Mircea Eliade "le sacré et le profane", trop méconnu il me semble et pourtant...). Chaque chose en son temps alors peut-être !?
Ce chat là, un peu egyptien, maigre au regard hypnotisant traverse la casba sur l'épaule de rabbin comme un perroquet (dans mon esprit une autre image évidement). Souple, envahissant, errant comme tous les chats, il a en
plus une vie interieure ininterrompue, tendre avec son rabbin même si pour lui la vie est ailleurs, plus du côté de la fille du rabbin. Comme elle le dit : "si les chats pouvaient parler, ils raconteraient des choses incroyables". Et même s'il ne sait pas parler, il sait une chose : écouter. A moins qu'il ne mange le perroquet et par miracle, après ce crime, se mette à parler. Peut-il alors prétendre à être juif , ou philosophe, comme les chiens pour les grecs... Une controverse naît, géniale, subtile, le rabbin du rabbin n'est pas d'accord. Et puis il est parfois préférable de se taire en compagnie des jeunes cons, plus juifs que les autres comme ils sont aussi parfois plus musulmans ou chrétiens que les autres parce qu'ignorants et orgueilleux. Et puis depuis qu'il sait parler, le chat du rabbin rêve et éprouve même de la compassion... Magnifique ! merci.
00:05 Publié dans B.D. | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : benjamin constant, le cahier rouge, grasset, joann sfar, le chat du rabbin, poisson pilote edition, michel onfray