15.05.2007

Retour en Inde

    Un livre d'images... D'abord un bestiaire... Un bestiare d'ailleurs, beaucoup de tigres, des lions, des cerfs, le serpent, le medium_bestiaire.gifbuffle, la vache, le chat, le chien, le singe, le fourmillier, l'éléphant... Pas forcément un livre jeunesse, sans doute un livre précieux qu'on ramène d'un voyage, pas un grand format, différentes traditions artistiques, des sérigraphies qui permettent une quasi-recréation de l'original, un index des styles, artistes, les traditions, les lieux, les usages..."Bestiaire indien" chez Actes sud de Kanchana Awi et  Evita Wolf... un livre objet, un livre d'art...

01.03.2007

Marche !

"Comme ce qui est sauvage est proche de la beauté !"

    Aujourd'hui le libraire a mal aux pieds. Il a trop marché. Il en a plein les pieds. Je ne sais pas combien de kilomètres je fais par jour entre la litté et la jeunesse mais il faudrait que j'évalue ça. J'adore pourtant marcher mais un mercredi est une marche girouette, rapide, cadencée, azimutée... Rien à voir avec l'art de la marche comme l'entend Thoreau, le sauvage. medium_thoreau2.gifLui qui marchait quatre heures par jour et parfois bien davantage. Lui qui aime ramener les propos d'un domestique qui présentait la maison de Wordsworth à un voyageur :" Voici sa bibliothèque mais son bureau est en plein air". Qui voit dans l'exercice la meilleure des santés pour l'esprit : "Il y aura d'autant plus d'air et de soleil dans nos pensées". Bien sûr, comme lui aujourd'hui, je n'empruntais pas le chemin du renard et du bison. A peine si l'on me demandait ses maitres : Homère, Dante... A peine si je pouvais me laisser aller à l'orientaion que suit le véritable marcheur comme une inclinaison cherchant dans quelques dictons latins son sens caché : "Ex oriente lux, ex occidente frux : de l'est vient la lumière ; de l'ouest , le fruit". Ah si comme lui ce soir je n'avais pas mal au pied, j'irais vers des contrées plus sauvages : "Donnez-moi l'océan, le désert ou la nature sauvage".... Un livre désuet mais où l'esprit de Thoreau brille sur son sujet de predilexion...

13.02.2007

La television

La semaine dernière (mi-février 2007)

    La semaine dernière, j'ai eu le loisir (en fait je ne l'avais pas) de passer deux soirées à zapper sur la T.N.T. (loisir ? medium_tv1.jpgc'est encore les résidus d'une enfance baignée dans la lumière de cette lucarne bleue. Aujourd'hui je la fuis et quand je n'ai plus de force, plus d'envie, j'ai cette envie "suicidaire" d'y retourner un coup. Je pense comme un ex-boulimique en cure qui se jette sur la zapette par désespoir, compulsif sans but, sans âme. J'y retourne et de plus en plus je ressors ahuri de ces séances, sans âme, vide mais un rebond me relance ailleurs vers ce que je n'ai pas fait : lire, vivre. Ce pour quoi j'aurais le plus de plaisir. Il faudra un jour que j'arrête complètement). Je retiendrais de ces deux nuits infernales : François Mauriac et la guerre (à son honneur), Jean Dufour parlant de son Don Juan, un type orgueilleux pour lui, alors que Casanova, qui à toute son admiration au contraire, était quant à lui un vaniteux, bien meilleur medium_tv2.jpgtype d'homme à son avis. (Ne croyez pas que je cherche l'écrivain dans cette mauvaise errance je zappe sans fin et sans programme). J'ai vu aussi des girafes (ça m'a un peu rassuré, emporté...), un épisode de la série rose (toujours aussi étonnant) et puis toujours le même con d'Ardisson (Thierry Ier pour les intimes et ses cardinaux) qui se donne une noblesse de convive et d'ancien de la télé toujours incompris et cool (moi je dis : Ardisson est un con ! et je le dis de la même manière qu'un jour Houellebecq a dit : Prevert est un con) (et je respecte bien entendu Prevert)(mais il faut que ça cesse, vous ne me le rendrez jamais sympathique même si vous vous y mettez tous). J'ai vu la femme de Marilin Manson (une femme extra-terrestre hors norme et fétichiste de l'éffeuillement, gentille, jolie), Sylvain Tesson et une mauvaise présentation de son récit de voyage au milieu des pipelines du Caucase, une pelleteuse dansant avec un homme sur un parking, Gerard Oberlé (lisez Nil rouge !). J'ai censuré Next, un nombre incalculable de types du F.B.I., de la police, de medium_tv3.JPGtous les pays et une horde de psychopathes de séries en tout genre... J'ai vu l'un des plus grands nanars de ma vie avec Nicolas Cage (désolé je n'ai pas le mot américain pour ce genre de spécialité). J'ai aperçu De Gaulle. J'ai suivi le voyage d'un arbre de mat à travers une falaise, medium_tv4.jpgCharlie Hebdo sur tous les écrans, C dans l'air (j'aime bien ça me rappelle la radio). J'espère que je n'ai rien oublié. Si : du "journalisme de meute" ou des champs sans profondeurs, ou jamais le coeur et l'esprit ne s'engagent en même temps ou alors des tranches, des tentatives souvent obscènes plus touchantes dans leurs essais, leurs balbutiements ou leurs amateurismes...Non vraiment je n'ai rien vu à Hiroshima.

    ("Sans transition") : "Alice  commençait à se sentir très lasse de rester assise à côté de sa soeur, sur le talus, et de n'avoir rien à faire : une fois ou deux, elle avait jeté un coup d'oeil sur le livre que sa soeur lisait, mais il ne contenait ni image ni conversations, "et, se disait Alice, à quoi peut bien servir un livre où il n'y a ni images ni conversations ?"

    Elle se demandait (dans la mesure où elle était capable de réfléchir, car elle se sentait tout endormie et toute stupide à cause de la chaleur) si le plaisir de tresser un guirlande de pâquerettes vaudrait la peine de se lever et d'aller cueillir les pâquerettes, lorsque, brusquement, un Lapin Blanc aux yeux roses passa en courant tout près d'elle." 

medium_tv5.jpg

 

01.11.2006

17 étages de livres

    Aujourd'hui, en vacances, je me promenais, où ? Dans une bibliothèque, dans ses murs, à travers, visualisant une bonne partie des espaces qui hébergent 2 300 000 documents en quelques heures de visite proposées après une rencontre avec une écrivain dans le même lieu. Merci à C.G. et  quelques "mots".
medium_bib1.2.jpg"Pater noster"
medium_bib2.2.jpg medium_bib3.2.jpg medium_bib5.2.jpg 
medium_bib7.2.jpg
"fantômes"
"lamelles"
    Le "pater noster", c'est le surnom donné à ce petit ascenseur qui monte et descend  les livres demandés au silo. Les "fantômes", ce sont ces fiches qui dépassent quand un livre est absent.Les "lamelles", c'est le nom qu'on a trouvé pour parler de ces tranches vieillies par le temps et qui ressemblent aux lamelles des champignons....