17.06.2009
Who is René Magritte ?
Pas vraiment un abécédaire, plutôt un repertoire qui n'aurait pour toutes lettres le nom et le prénom de René Magritte. Attaché à chaque
lettre, un tableau. R = reproduction interdite : 1937. Projet du livre : "Tentative de réponse par ses oeuvres" à la question posée par le titre du livre, en français et en anglais : "Qui est Who is René Magritte ?". A chaque lettre, le tableau se découvre en deux temps, d'abord partiellement, par l'intermediaire d'une découpe dans une page blanche, d'un cache blanc qui découpe et propose une partie ou un détail du tableau. Une fois le cache soulevé, on peut apprécier le tableau dans son intégralité. Avec un peu plus de papier qu'aurait necessité un livre normal, Hélène Lecocq nous offre un bel objet, un jeu de cache-cache qui fait echo à l'univers énigmatique et surréaliste (pour une fois fois qu'on peut employer ce mot à bonne escient...). Le livre blanc de René Magritte. Un portrait ? Peut-être, c'est à voir... Mais un beau livre certainement, et c'est chez 'Alice...

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16.06.2009
Bras d'honneur
L'Atelier du poisson soluble devient un spécialiste de la part manquante des oeuvres du musée du Louvre. Après l'inoubliable et toujours disponible "Victoire s'entête", carte blanche à Henri Meunier pour inventer une histoire une promenade dans le Louvre à partir d'une ou plusieurs de
ses oeuvres. Et quand on laisse à Henri Meunier le texte et les illustrations, ça ne peut être qu'excellent, et ça donne : "Un petit moins en plus". Lui aussi est allé au devant d'une des plus célèbres sculptures; tronquée, amputée comme vous voulez, la Vénus de Milo. Mais d'abord, il fallait ranimer la rumeur qui veut que la nuit bien des fantômes hantent le louvre et selon ses dires, celui dont il nous raconte les déambulations est invisible mais bien connu depuis des siècles des nuits du louvre. Qui est-il ? "Je suis le bras ballant de celle qui n'en a pas. / Je suis les bras manquants de la plus belle des venus". Il
est son "petit moins en plus" Et que fait-il de ses bras ballants et invisibles ? Il prend "l'art à bras-le-corps" du soir au matin. Honneur à ce bras érudit qui en emprunte d'autre pour apparaître, parfois aussi, il pince (un indice : Gabrielle d'Astrées) mais surtout lui il a un droit qu'on aimerait tous avoir, il a le droit de TOUCHER... Selon l'humeur, il sympathise avec tout le monde et nous offre une traversée du louvre, au bras de course. "De l'art (il) a appris le temps" et nous permet de saisir bien des détails. Volage et joueur, il n'en reste pas moins toujours amoureux et très attaché à la plus belle des déesses. Il est élégant : "Souffrez que l'on ne se montre pas ensemble tant que je ne suis pas, dame, on ne voit qu'elle !". Technique mixte et écriture sans faute, Henri Meunier... Un livre à faire circuler !
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11.06.2009
Un savanturier !?
"Je me souviens d'avoir croisé Albert Einstein chez mes parents, à l'âge de neuf ou dix ans."
"La science est une aventure."
Qu'est ce qu'un savanturier ? Il fallait bien inventer un mot pour parler de cette sorte d'hommes inclassables, aventuriers des sciences ou
considérant la science comme une aventure nécessitant quelques exploits. Le savanturier appartient parfois à un grand lignage de savanturiers comme si la chose se communiquait de père en fils et de grand-père en petit-fils. Fils de savant, il se fait économiste et aventurier pour accompagner son père dans ses recherches. Alors que le père explore seul dans les airs pour la première fois la courbure de la terre, il descend avec lui (tel père tel fils...) découvrir pour la première fois les abysses. Ainsi d'Auguste on passe à Jacques et Bertrand Piccard. Ils ont tous lu Jules Verne étant petit et fabriquent de drôles d'engins pour atteindre leurs buts, engins avec des noms qui rappellent les aventures de Jules Vernes comme le batyscaphe. Le dirigeable fait encore partie de leur attirail. Ils sont rêveurs, obstinés et bricoleurs. Très concrets, ils trouvent toujours quelque chose de magique dans leurs recherches... Inventer, explorer, Bertrand Piccard, Jean-Louis Etienne, Anne Quemré,
Gilles Ebersolf, Francis Hallé, Dany Cleyet-Marrel, Audouin Dollfus... Donner du sens au progrès. Ils ont parfois commencé comme vous et moi en campant au fond du jardin, puis on rêvé de se mouvoir dans d'autres éléments, dans le froid, les étoiles, la mer ou la canopée. Un brin fantaisiste ou farfelu aux yeux des autres, ils sont tout entiers entrainés vers leur but, impossible n'est pas dans leur vocabulaire... Les savanturiers nous proposent les voyages les plus profonds du monde. Bayard en collaboration avec la Société des explorateurs nous propose avec "Les savanturiers", un livre très vivant et richement documenté, notices, interviews agrémentées de photos et de schémas, on vit la science comme une aventure et on pense à Jules Vernes, inventeur et sans doute premier homme de cet bien étrange espèce...

03.06.2009
La nuit
La nuit tout le monde dort... enfin, pas tout à fait. Amoureux et livres profitent encore un peu de la lumière et de la douceur du soir. D'ailleurs on peut suivre les amoureux, à la campagne, à la gare ou suivre si on aime plus l'action, un cycliste noctambule qui traverse toutes ces
grandes planches cartonnées. Un cambriolage au dessus de la librairie mais il y a aussi le feu, pardon, la fête au lac. On peut y rencontrer quelques personnages surprenants et même certains un peu connus et pas des marins d'eau douce mille sabords ! C'est sur le même principe, dans le même format et cartonné que la joie de lire nous offre "le livre de la nuit" de Rotraut Susanne Berner sur le même modèle que le grand livre du printemps, de l'automne, de l'hiver et de l'été. Un grand format où l'on traverse les lieux du quotidien en toute saison, scène après scène qui chacune fourmille de détails et de personnages comme les enfants les apprécient dans les célèbres Charlie ou la famille Oukilé. Cette fois, la nuit leur appartient !

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29.05.2009
Les petits costumes
Etre grand, même si cela veut dire se lever un peu plus tôt, veut avant tout dire aller à la pêche avec son père comme un grand. Et puis est-il vraiment fatigué ? Non, il est grand et assez fier. On l'habille en conséquence pour l'occasion. Mais difficile de rester grand
tout le temps quand on pêche son premier saumon. On voudrait avant tout s'en faire un ami et en même temps pas facile de résister à l'odeur du poisson grillé... Le petit/grand Mikkeli est un "sami", un des peuples du grand nord, appelé aussi "lapon" qui est en fait -le saviez-vous !?- une appellation scandinave péjorative qui veut dire "vêtu de guenille". Un petit format, un album documentaire pour les petits, une petite histoire qui en fait raconte beaucoup, accompagnée de quelques renseignements, une aquarelle magnifique aux couleurs locales de Sandrine Bonini qui écrit aussi le texte, une nouvelle petite collection chez Autrement les petits costumes. Petits costumes qui en disent long puisque toque et "kult" (tunique) sont uniques pour chaque personne... Paru en même temps, de la même auteure, "la plus belle robe", l'histoire d'une petit fille cette fois, encore issue d'un peuple du nord, les nenets.... "La pêche à la ligne" de Sandrine Bonini chez Autrement. A suivre...
p.s. : "secrets", une curiosité à découvrir de l'auteure, peut-être pour adulte...

01:26 Publié dans Doc jeunesse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : la peche a la ligne, sandrine bonini, collection les petits costumes, atrement, album documentaire, samis, lapons, la plus belle robe
11.08.2008
Art et sport
A première vue, deux univers que tout oppose, "art et sport". Et pourtant, Kasimir Malevitch, les sportifs, étranges hommes fait
d'assemblages de couleurs vives, magnifique... Au sommaire : Plus vite ? Plus haut ? Plus fort ? Une affiche : David Hockney, pour les jeux de Munich en 72, inédit... Comme un poisson dans l'eau, jeux d'hier jeux d'hiver, des impressionistes qui peignent des rameurs, la course, les coureurs de Paul Klee ou les coureurs de Delaunay... Vous aussi vous souffrez, tout ceci est ponctué sur la toile d'un point d'exclamation ! Le vélo, l'automobile ne sont pas en reste... On est suspendu à la beauté du geste, lyrique... Nicolas de Stael écrit à René Char alors qu'il réalise les footballeurs : "entre ciel et terre sur l'herbe rouge ou
bleue une tonne de muscles voltige en plein oubli de soi avec tout la présence que cela requiert en toute invraisemblance. Quelle joie ! René, quelle joie !", joie communicative... On trouve même Edouard Levé pour le rugby, un joli parallèle est fait avec Max Beckman, c'est génial... Les corps s'emmêlent. Les artistes jouent des combats truqués. Amateurs de film de boxe, vous n'avez rien vu si vous n'avez encore pas vu le match de boxe de Stag et Sharkey's de 1909... C'est de l'art et du sport. C'est chez Palette... C'est de Nicolas Martin et sincèrement, ça me fait aimer le sport... A partir de 8 ans, superbe...
05:12 Publié dans Doc jeunesse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : art et sport, nicolas martin, documentaire jeunesse, jeux olympiques, malevitch, paul klee, edouard leve
26.03.2008
Il court, il court le tabou...
est-ce qu'un interdit est vraiment un tabou ? Quelle est l'origine de cette série d'interdits qui balisent notre vie ? La crainte des tabous ne découle-t-elle pas d'abord de la crainte d'un danger ? Pour commencer, comment peut-on le définir. Ne serait-il pas à l'origine et encore aujourd'hui, une loi silencieuse et anonyme, qui a pour objectif de sauver l'homme des périls qu'il ignore ? Pas un peuple qui n'ait ses tabous. Pas une religion qui n'en soit le reflet, ou un code civil : l'écho. Dans notre conscience ne serait-il pas un lien ténu, étroit avec les hommes du passé ? Quelle est la vraie nature de ce pacte, de cette interdiction non écrite ? N'a-t-il pas pas à voir avec des notions comme celles du pur et de l'impur ? Un tabou par ses origines, nous apprend beaucoup sur notre évolution et nos représentations. Que nous enseignent nos anciens totems ? Ne nous dévoilent-ils pas l'origine de nos craintes ? Il ne reste pas que les vaches indiennes, pour nous interpeller sur l'importance de comprendre de telles choses. Quels liens entre la caricature et le blasphème ? Quels liens entre un totem et un drapeau ? De nombreux tabous fondateurs nous interrogent encore : inceste, virginité, mort, anathème. Ce petit livre d'à peine cent pages,
d'une clarté exemplaire, est une véritable petite encyclopédie mondiale de nos civilisations. Tout nous interpelle et nous invite à mieux comprendre ces tabous, qui habillent encore aujourd'hui la nudité ou les règles vestimentaires, des lois du pantalon, au voile tant décrié aujourd'hui... Notre histoire contemporraine ne génère-t-elle pas aussi de nouveau tabou, comme ce "fameux" 11 septembre devenu jour néfaste, où il est devenu problématique d'y célébrer quoique ce soit ? Une question nous vient très vite à la lecture de ce livre: Qu'est-ce qui est encore tabou et qu'est-ce qui ne l'est plus ? Ou encore, alors que certains tabous ont disparu, y en a-t-il de nouveaux, et lesquels ? Des réponses, il y en a comme autant de questions qui augmentent notre faim et notre compréhension d'un monde, en apparence seulement presque sans tabou. Une petite merveille, et illustrée de façon magistrale par Sabine Allard !12:00 Publié dans Doc jeunesse | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : tabous et interdits, patrick banon, sabine allard, actes sud junior, documentaire jeunesse, tabous, totem
07.03.2008
L'isoloir
usage, cet objet parlait de nous, d'une invention : l'électeur. On s'inquiète tout de même, "qu'ils votent mais qu'ils votent bien, qu'ils soient libres de voter mais qu'ils votent sagement." Il faut "apprivoiser le nouveau maître". Pour cela un vote secret est organisé, mais en public et beaucoup de gestes peuvent laisser craindre une influence. Le note n'est pas encore à l'époque véritablement individuel. Le résultat est plus une "ratification de l'autorité sociale évidente." La politique n'est pas encore un métier mais une affaire de notables. Bien sur, on paie déjà à boire. On parle d'élections sèches. "Je vous assure qu'on a bu d'une façon importante, et des deux côtés". Mais cela ne donne pas les garanties nécessaires de liberté de vote. Il faut renforcer le secret. L'isoloir apparait en 1893 mais pas en France, il faudra attendre 1914 pour essayer cette nouvelle façon de voter. On en parle, on en discute beaucoup à l'assemblée de la "cabine", de la "fameuse cabine". Elle déclenche l'hilarité et collectionne les sobriquets : "cabanon", "cellule", "cabinet". Paul Bourgeois, un premier avril à l'assemblée nationale compare l'isoloir aux "cabines fantastiques" du célèbre illusioniste
Robert Houdin. Il y aurait peut-être dans son usage un danger politique : "Il pourra y avoir derrière ce rideau bien des surprises, l'electeur peut y perdre son bulletin et la tête aussi." On est en 1898 et la branche la plus réactionnaire y voit une "chinoiserie". Plus sérieusement dans le débat, c'est un autel pour les uns et un repoussoir pour les autres. "L'isoloir devenait un symbole de la liberté de conscience". On voit bien comment la technique et le sens s'imbriquent. Instruments et procédures sont une véritable technologie de la vertu. Avec l'isoloir, les situations de pression ou d'intimidation ont disparu. Il faudra maintenant produire la conviction pour que l'électeur dans l'isoloir n'oublie pas à quel groupe il appartient. Les manuels d'instruction civique sont clairs. Le vote "doit être libre, consciencieux, éclairé et désintéressé." On ne peut se déterminer ni par haine, ni par amitié... C'est à un défi éditorial sans précédent auquel nous convie Thierry Magnier avec sa nouvelle collection "troisième culture". Faire le choix de partir du récit d'un "événement", présenter un contexte et le sens singulier d'un fait, pour familiariser les lycéens aux sciences sociales. Et même s'ils en sont les premiers destinataires, il s'adresse aussi "à un large public non spécialiste mais curieux" alors profitez-en, ça vaut vraiment le coup. "Les secrets de l'isoloir" d'Alain Garrigou chez Thierry Magnier dans la toute nouvelle collection Troisième culture. Un autre titre paraît simultanément sur mai 68...09:55 Publié dans Doc jeunesse | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : les secrets de l'isoloir, alain garrigou, thierry magnier, troisième culture, election, vote, municipales
05.03.2008
Matière première
Pas la peine d'attendre une quelconque directive gouvernementale pour l'enseignement des arts plastiques dans les petites classes, prenez les devants, achetez des livres ou empruntez les ! Et pourquoi pas celui là : "De toutes les matières !", dans la collection Mon premier musée aux éditions Palette... Texte et choix des oeuvres : Béatrice Fontanel. Sa forme n'a rien de très originale, quoique. Depuis un petit moment, on aborde
l'art pour les enfants par les formes, les couleurs ou le détail, alors pourquoi pas les matières dans l'art. Avec la terre, avec la pierre, avec du bois, avec du métal... Avec de la terre, un petit retour sur le mois d'octobre dans les très riches heures du duc de Berry. Avant de se servir de la terre, on la représente. C'est une matière à modeler, à peindre pour se représenter, se protéger, conceptualiser, s'engager. On peut passer par le Nigéria, remonter jusquà Raoul Ubac et sa grande terre rouge de 1971 ou l'igloo di Giap de Mario Metz en 69. Je découvre pour ma part, une merveille La bataille des pommes de terre de Raoul Michau en 1948... Avec de la pierre, c'est la même chose. On représente, on utilise, motif ou matière première. J'avais oublié la parole donnée de Magritte. Cette pierre sculptée en forme de pomme au milieu d'autres rochers. On s'ébahit devant le rocher à Belle-île de Monet, et on reste pensif devant la pensée de Rodin prise et inclinée dans son bloc de pierre. Ce livre est une merveille. Les choix sont pertinents. Les oeuvres sont impressionnantes. Ce sujet transversal permet les plus beaux rapprochements, les plus grands écarts dans le temps et
l'histoire de l'art. Avec du bois, seita de Raymond Hain, 1970, peau de feuilles de Giuseppe Penone... Avec du papier... Classiques et modernes, anciens et contemporains, matières premières ou sujets de l'oeuvre... Avec du métal... Béatrice Fontanel ne se contente pas de petites explications justes et pertinentes, elle réveille l'oeil comme cette partition qu'elle voit dans les raboteurs de Gustave Caillebote. Elle incite aussi à la pratique et à l'audace tout en restituant à chaque fois de manière très simple un contexte, une continuité. De l'homme au casque d'or de Rembrandt au masque africain de Joël Ducorroy... Avec du plastique, avec des plumes...de la peinture, de la sculpture... De toutes les matières ! Puisqu'on utilise en art aussi le néon, des tartines peintes en bleu. Elle nous laisse pour finir, rejoindre notre âme suspendue aux installations de Sarah Sze. A partir de 6 ans et pour les parents aussi. Un plaisir pour l'oeil et pour l'esprit.
20:25 Publié dans Doc jeunesse | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : de toutes les matières !, beatrice faontanel, palette..., collection mon premier musée, art, documentaire jeunesse, terre
07.08.2007
Deux coups de génie
Tout deux firent la même observation : "Encore une fois le monde n'est pas fixe comme on le croit." Le premier vécut à Pise en Italie. Et du haut de la fameuse tour penchée jetait des petits cailloux en l'air qui retombaient. Tout deux comprirent que l'important n'est pas juste de regarder mais d'observer.. Pour cela il conçut un "canon oculaire" appelé aujourd'hui lunette. "Il la tourne vers les astres, et il voit que le soleil aussi a ses tâches, que les planètes ont leur lune, que Jupiter en a jusqu'à quatre., que le ruban blanc au milieu du firmament n'est qu'une foule d'étoiles..." Et il observe une chose inconcevable auparavant : "La terre fait sa ronde". La terre tourne autour du soleil. Avec son canon oculaire, il va plus loin que Copernic , il le démontre. C'est le soleil seul roi du bal qui mène la danse. Il s'explique : "- Mais dans le ciel, il n'y a rien qui reste fixe. Il n'y a ni clou, ni crochet, ni marteau..." Mais l'enquête tourne court. Cette idée dérange. Il continue donc en se taisant et en cultivant son jardin. Sa manie d'astronome deviendra contagieuse et les cieux sont aujourd'hui à la
mode, heureusement.... Le deuxième grand homme naquit en Angleterre mais voyagea car il aimait aussi observer. Il aimait la biologie mais peut-être pas tout à fait comme tout le monde. Pas trop fou, il a femme et enfants. Il les observe ses enfants et leurs mimiques ne diffèrent pas beaucoup de celles de l'orang-outang du jardin zoologique. Encore une fois les rabat-joies sont plus nombreux.... "Enfin, messieurs, regardez-vous, regardez-moi ! Quelle parenté peut-il y avoir entre un singe et moi ?" Mais peu importe, Darwin voyage, observe la variété, la diversité du vivant. Ils n'étaient pas trop fou ou tout sauf des fous et le monde n'était pas figé. Et quelques autres artistes de génie ont raconté leur vie aujourd'hui pour les 5/8 ans dans deux courtes biographies sous forme d'histoires magnifiquement illustrées dans les deux cas dans une collection unique et soignée : coup de génie, au Seuil. Ainsi va la vie...20:25 Publié dans Doc jeunesse | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : un oeil dans les etoiles, orietta ombrosi, sacha poliakova, galilee, drawin, ainsi va la vie, seuil