07.11.2007

Alice Sidolie

Alice Sidolie Vous connaissez !?

Où sont les enfants vous connaissez !?

Alors rendez-vous

ou

Et surtout rendez-vous au salon de la petite edition et de la jeune illustration à Saint-Priest ce week-end !!! 

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06.11.2007

Helen Levitt

Helen Levitt vous connaissez ?

Où sont les enfants vous connaissez ?

Alors rendez-vous

et Rendez-vous ce week-end au salon de Saint Priest , salon de la petite edtion et de la jeune illustration

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05.11.2007

Juliette Armagnac

Juliette Armagnac vous connaissez ?

Où sont les enfants vous connaissez ?

Non alors rendez vous

et

et rendez vous ce week-end au salon de la petite édition et de la jeune illustration à Saint-Priest. 

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20.04.2007

Lettre à L.

Lettre à L,

Qu'est-ce qu'un éditeur ? On se pose souvent la question même si l'on sait que c'est un homme, une femme. On se  pose cette question même quand on est libraire. C'est souvent quelqu'un qui opère derrière d'autres gens. C'est aussi un lecteur, une lectrice mais souvent la distance, l'intermédiaire rendent opaque et difficile la plus simple familiarité ou le plus grand respect qu'on peut avoir spontanément envers un autre lecteur. Quels sont vraiment ses goûts, ses choix ? Le fait d'en être comme libraire la cheville ouvrière ramène souvent à des atavismes de castes. Il y a sans doute autant d'éditeur que de personnes même si ce n'est plus si sûr. Certains s'intéressent plus aux libraires qu'à la presse ou savent doser. La tradition, le profit, le commerce et le "combat" interagissent sans cesse dans notre Histoire commune - l'éditeur était même libraire aux origines. Certains préférent les traducteurs aux agents. Certains changent, evoluent, d'autres pas. Certains s'intéressent plus aux textes qu'à la production parfois trop facilitée par des rentrées d'argent. Certains préférent la littérature à tout le reste. Certaines doivent lire quatre fois le même livre pour être bien sûrs de l'éditer avec le même plaisir et la même exigence, contemporrain ou classique, étranger ou français. Ils existent. J'en suis parfois témoin. Ils sont homme ou femme, toujours lecteur ou lectrice. Parfois nous défendons la même chose, une bonne lecture, la liberté. Je le précise parce que j'ai parfois l'impression que nos deux professions se regardent de manière un peu déformée. On nous brosse un peu trop parfois dans le sens du poil ou bien nous imaginons trop facilement parfois la cupidité ou l'avidité sans nuances chez eux. Il y a donc des éditeurs et des libraires faits pour dialoguer, échanger, faire passer, proposer, rire, interesser. Derrière un nom, parfois, quelqu'un de bien et de bons romans. Est-ce trop rare pour ressentir la nécessité d'en parler ? Parfois, on ne se pose pas trop de questions, surtout les bonnes, préférant celles qui n'ont rien à voir avec la littérature et qu'on se pose de plus en plus  souvent au boulot comme tout le monde !

ici 

20.11.2006

Grasset

    Bernard Grasset. En librairie des couvertures jaunes... et sous ce même jaune, un livre court, un roman qui évoque son fondateur : "Quartier général du bruit" de Christophe Bataille. Beau titre !  Bernard Grasset est mort depuis des lustres mais medium_9782246649410.gifle spectre est là, sa folie nous guette, intacte. Je ne sais pas si Kobald, l'adjoint du patron, a existé mais l'effet est saisissant. Ce fidèle Kobald qui rend visite à Meudon au patron devenu fou dans l'indifférence et le mépris. On ne le dira sans doute jamais assez mais le roman est sans doute le meilleur ami de l'homme comme Kobald, fidèle complice qui nous entaîne dans "l'empire du milieu", le vortex parisien, là où l'on achète, où l'on vend. Milieu souvent opaque et sacrilège pour le libraire idéaliste et pudibond. Editer, c'est mâcher, mâcher sans cesse du papier, billets, lettres, factures, manuscrits ; selon un mot du patron "l'édition, C'EST L'ELECTRICITE + LES MOTS". Bien sur, c'est être aussi un moloch, un diable, "une longue course d'une eau à une eau", voilà les gens de papier, "marcher sur les plates-bandes des idées", "se frotter à toutes les peaux de Paris"... Et pourquoi ne pas faire l'éloge du patron : "ils mentent tous et moi le premier", ce patron qui a trop lu, trop vécu, trop fait de réclame, trop fait de baise-cul, il est devenu fou, "l'oeil de Proust, la bouche de Hitler"; un autre Paris, une histoire née rue des Saints-Pères dans un Paris en pleine mutation. Ainsi vécurent Bernard Grasset et son fidèle Kobald. Il y avait, l'année passée, le Ravel de Jean Echenoz ; il y a cette année le Grasset de Christophe Bataille, aussi concis, sans gras, sans fioritures, efficace, une langue, une construction adaptée au personnage et la folie comme mise en abîme... Une bio qui n'en n'est pas une mais un Roman.

    En librairie, il y a aussi une couverture de couleur rouge, "les cahiers rouges", une collection de poche medium_9782246108856.gifGrasset, pleine de bonne littérature qu'à mon avis on ne défend plus assez en librairie.... comme l'imaginaire chez Gallimard.

Blaise Cendrars

"Moravagine"

Les cahiers rouges