04.11.2006
Vacances
Vous n'êtes pas partis faute de moyens, faute de temps, d'envie. Vous êtes restés chez vous, véritable campement de base d'où s'organisent vos activités d'habitude. Lieu de repos où vous rentrez le plus souvent après le travail. Difficile, en étant en vacances chez vous, de faire abstraction de la brièveté du temps dont vous disposez ; difficile de ne pas croiser quelqu'un qui vous rappelle qu'en général on est bien trop occupé, affairé... Le nomadisme occasionnel a cela de bien qu'il fait une coupure franche et vous éloigne suffisament pour ne plus y penser. Mais aussi, parfois, l'on reste et finalement peu importe puisque la question n'est pas là.
Comme je suis en vacances, je vais donc vous faire part de la quatrième de couverture d'un livre que j'aime beaucoup et pour une fois ce dernier a du style, du sens, simple extrait de la préface de Roger Grenier :
"Je n'ai jamais connu personne qui, autant que Marc Bernard, eût le travail en horreur. Il suffisait que l'on en proposât un à cet homme si bon pour qu'une lueur mauvaise s'allumât dans ses yeux bleus. Une fois pour toutes, entre le travail et la pauvreté, il avait choisi. C'est pourquoi le lecteur qui ouvre le présent recueil, Vacances, ne doit pas se laisser abuser par le titre. Venant de celui qui tenait si farouchement le travail à distance, il n'est pas possible qu'il s'agisse de congès payés, et pas d'avantage de Club Méditerranée. Vacances, malgré son titre, n'est pas fait de pages heureuses, de souvenirs ensoleillés. Marc appelle vacances les moments privilégiés où il s'est senti vraiment libre."
Vacances
de
Marc Bernard
Collection L'imaginaire
Gallimard
00:05 Publié dans L'imaginaire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : vacance, marc bernard, litterature, imaginaire, travail, roger grenier, liberte