22.02.2007
Le meilleur des mondes 2
J'ai eu le loisir puisque je suis en vacances cette semaine d'écouter à Midi : Tout arrive ! sur France Culture, une émission que j'affectione particulièrement. Le broadcast devrait permettre à plus de bibliothécaire et libraires l'écoute des émissions de France culture. Ce n'est pas si intello qu'on veut le faire croire. C'est vivant et on peut au fil de la journée écouter la société dans son ensemble aussi bien dans sa diversité que dans ses projections les plus diverses et variées. Les émissions habitent des lieux provisoires ou légendaires. On parle. On parle de. Aujourd'hui, ils étaient à l'Institut d'Etudes Politique de Paris avec le C.N.L et des critiques comme Daniel Martin pour faire une table ronde sur l'avenir du livre et de la lecture. Un sujet qui à mon goût aurait du prendre une heure radiophonique tant il fallait un peu de temps pour aborder les différents aspects du sujet. Mais, c'était bien, c'était dit. Qu'il fallait concevoir une nouvelle done au vue des nouvelles formes de distribution. Un constat aussi : que les choses pouvaient aller mal si l'on n'envisage pas dès aujourd'hui les métiers et à long terme (et plus avant) une action gouvernemental forte. Créer un gand site pour les libraires indépendants. Une labélisation des indépendants.
Des avantages fiscaux pour les indépendants. On parle essentiellement de librairie. Un décloisonement des différents acteurs du livre. Un pacte de confiance : libraire / lecteur. Critique / lecteur a proposé Daniel Martin. Une démocratisation de la qualité des aides. Je pense pour ma part que le chantier est vaste et doit se faire dans le détail. Je remarque que l'on parle encore et toujours des indépendants. Et jamais des employés de librairie qui eux aussi conseillent et travaillent dans des conditions trés précaires. Ils sont tout aussi nombreux si ce n'est pas bientôt plus et travaillent dur. Je note aussi que beaucoup d'indépendants doivent tenter de vivre deux ans sans aides parce qu'il doivent "faire leurs preuves" alors que c'est là qu'il faut vraiment les aider. Je note aussi que dans des salons (très politique les salons) des responsables de salon ne prennent que bien peu de jeunes libraires alors que les salons constituent le meilleur moyen de les aider pour qu'ils tiennent d'eux même sur une année. Là encore il doivent "faire leurs preuves". Preuves de quoi ? Vous croyez vraiment que les gens sont irréalistes quand ils se lancent dans une expérience aussi difficile aujourd'hui. J'espère que les actes de ces discussions de ces tables rondes seront distribuées à tout les libraires. Qu'ils réagissent et disent point par point leur travail, leur situation et que les éditeurs comme la critique voire les politiques en tiennent compte. Des choses comme ça paraissent négligeables. Mais elles paralysent tout depuis plusieurs années. Il y aurait tant de choses à dire... Et d'incohérences à simplement corriger, et rapidement...
14:55 Publié dans Radio days | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : radio, librairie, france culture, cnl, perspective, independant, daniel martin