13.06.2007
Grande finale
danoise, ses auteurs Giacomo Ravicchio et Soren Ovesen, costumière Birte Henriksen. J'aimerais aussi en citer tous ces acteurs musiciens tellement je m'y suis amusé. Imaginez un drôle d'orchestre. Ils ont tous hommes comme femmes un grand nez... des lunettes et une perruque étrange comme le costume, un peu strict. Ils sont invités à jouer au mariage dont vous êtes les invités. Ils s'impatientent, le chef est un peu autoritaire, les autres un peu craintifs et la nouvelle n'arrête pas de rigoler. C'est génial et très drôle comme cette finale ou vous découvrirez le vrai visage de ces acteurs musiciens hors normes !19:30 Publié dans Théâtre jeunesse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : grande finale, biennale tja, theatre jeunesse, scandinavie
12.06.2007
Jéremy Fisher
qu'on lit du théâtre et qu'on pourrait imaginer en trois dimensions ce que nous sommes en train de lire. Imaginez une scène très simple avec en son centre comme un radeau, la maison de Jeremy Fisher. A droite, dans une presque obscurité et sur le côté le quatuor Debussy jouant une musique d'isabelle Aboulker. De chaque côté aussi un choeur d'enfant chacun reposant sur un rocher plus clair, s'y asseyant, répondant à la scène principale, reprenant la voix de Jeremy Fisher ou interprétant son rôle quand ils ne rejoignent pas un banc comme une vague en arrière, du même bleu / gris océan qui est tout autour dans une lumière plus diffuse. Plein d'inventivité dans cette mise en scène et des décors et des costumes donnant l'atmosphère idéale à ce récit de Danièle Rozier. Cet océan sans doute nous renvoyant à la solitude à laquelle on revient après avoir grandi avec ses parents. Une seule chose n'ajoutait rien et troublait à mon goût la lisibilité du texte à ces débuts et pourtant si important (une scène si simple et primordiale, imprimant de fortes images mentales): l'interpretation chantée des parents et médecins. Mais un drôle de détour par une série télé aujourd'hui légendaire et un représentant de commerce drôle et déconcertant (le même qui jouait déjà l'auteur mais tout autre) . Je me suis laisser entraîner :"c'est ainsi que j'ai quitté la terre pour vivre au fond de l'eau. Me fondre dans les violents courants de la mer, abandonner la lune et les étoiles pour avaler la chaleur et le froid des océans aux reflets d'azur, respirer la solitude, égaré au milieu du corail et des algues, m'avaler moi-même dans le courant sans fin..."
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11.06.2007
Défense d'entrer
Comme il y a des colporteurs et il y a des acteurs qui seuls transportent avec eux (sur eux, en eux) toute une histoire, non un conte. Pas besoin de décor, non non, un peu de lumière et un costume (et pas n'importe lequel),
quelques accessoires (minuscules ou si simples au plus grand effet). Il en incarne tous les personnages, les chantent, les jouent. Il est même conteur, acteur et conteur de toute une histoire, un conte. Conteur / Acteur. Comment voir ou écouter un tel spectacle ? Rendez vous aux Célestins, ne montez pas tout droit par le grand escalier, tournez tout de suite à droite, par un petit escalier qui descend, vouté. Il y a là une plus petite salle et UN acteur qui va vous jouer, vous raconter un conte. On ne mets pas de grand devant les petits, total respect, tout peut commencer. Vous souvenez vous de cet homme très riche qui avait une barbe bleue ? Une mise en garde en quelque sorte contre la curiosité, la même curiosité qui peut vous amener à voir et à entendre un acteur, un conteur hors norme et génial : José Caldas.
"La peur bleue". Texte mise en scène et en jeu : José Caldas. Scénographie : Marta Silva Musique : Miguel Rimbaud.

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07.06.2007
A la soupe les enfants !
(parenthèse dans l'oeuvre de Kochka) Hier soir, j'étais au théâtre à l'occasion de la biennale du théâtre jeunes publics qui se déroule du 6 au 15 juin à Lyon. En ouverture hier : "A la soupe, les enfants !", un texte de Gerda Dendouven, une mise en scène de Jo Roets. Maman et la maison ont disparu sous terre. Alors "deux jolies petites filles" cherchent une nouvelle maman. Intéressant, on peut choisir en route mais on évite pas pour autant parents grognons et mère possessive qui fait tout rimer en -ette jusqu'à touver la plus "jolie" des mamans, tres jolie, à voir. En route, un ogre espagnol, un pantalon errant et des petits Pierre. Chaque acteur descend les éléments de son son décor suspendus juste au dessus. Très drôle et une Marie Monteauciel inoubliable...

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28.02.2007
La grande sirène
"Oh oh bientôt la surface bientôt oh plonger la tête dans l'air du ciel".
Que nous dit d'elles Homère ? Bien sûr, le charme de leurs chants clairs et plus terrible encore :"assises dans une prairie; autour
d'elles, un grand monceau d'ossements qui pourrissent, dont la peau se retreçit". On ne sait quasi rien de leur apparence. Leur charme est le même que celui des muses. Leurs premières représentations : des femmes-oiseaux. En lisant Andersen ou Catherine Anne, on peut tout à fait imaginer une belle jeune fille prête à découvrir le monde, belle comme un fruit mûr et point trop de cruauté dans leur désir, juste de la curiosité sans malice.
Car même sous l'eau les grand-mères ont le chic pour vous faire rêver petites, et quelque temps plus tard à avoir du flair quand l'oiseau a envie de quitter son nid. Elles le savent elles, là haut personne ne chante, "les bruits s'exaspèrent". Mais en bas comme en haut, l'ennui peut devenir abyssal. Pas facile en haut aussi d'envoyer sa progéniture sur les flots. De tout bord on est hélas jeune et entêté sans peur du danger depuis que la terre est terre et que la mer est mer. Mais les parents sont toujours là pour faire des vagues, des remous et tempêter. Mais l'heure arrive ou on ne peut plus les retenir... Malgré les coups de la terre : "les coups de Jarnac les coups de tonnerre les coups de soleil les coups de sang les coups de Trafalgar les coups de fusil les coups de poing les coup de boule les coups de blues.", l'attrait d'un rocher est trop irrésistible d'où bien sur, on tombe "amoureuse comme une baleine"...
Catherine Anne a relevé et développé tous les aspects d'une telle histoire et même si toute métamorphose charrie son lot de cruauté, elle a bien senti "tous les aspects merveilleux et ludique" d'un tel projet, même si le fond des océans est aussi habité de bien vilaines sorcières. Il reste maintenant à mettre ce livre en scène et ces deux mondes promettent aux acteurs un jeu complet où le geste, le chant pourrait déjouer la difficulté induite par le sujet, dans deux mondes que tout oppose. A voir bientôt sur les planches, j'espère. "Une petite sirène" de Catherine Anne à l'école des loisirs pour les ados puisque cette grande sirène a quinze ans et son prince seize.
"Je m'apprche du ciel enfin
la lumière envahit de bleu
La masse d'eau qui me retient..."
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06.01.2007
Théâtre 1
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