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journal du libraire - Page 9

  • Des livres sur le peintre Courbet

    H. Raczymov en rajoute aussi sur le caractère du peintre, pour mieux faire « rebondir » l’hénaurmité de Courbet. Mais la lecture de son essai suppose une bonne connaissance de la biographie de l’artiste, car ici la chronologie est éclatée, malaxée, bouleversée, au profit des diverses interprétations que l’on a données des attitudes de ses modèles (à la placidité équivoque). Raczymov y discerne tout simplement des toiles peintes pour elles-mêmes comme sur cours-peinture-porcelaine . « Il voit, il décrit, il ne pense pas. » Cet art de mettre en scène des situations vides de sens séduira Baudelaire qui reconnaît à Courbet d’avoir « rétabli le goût de la simplicité et de la franchise, et l’amour désintéressé, absolu, de la peinture. »

     « L’esprit humain, écrit Courbet, a le devoir de travailler toujours à nouveau, à partir des résultats acquis. » Mais, donnée en  héritage, la nouveauté ne peut que dévorer sa propre histoire. Elle est sacrificielle par nature. Quand Manet expose Le déjeuner sur l’herbe, au Salon des Refusés, en 1863, soudain Courbet devient vieux. Selon Malraux, la peinture avec Manet a cessé d’être représentation ; désormais, elle ne raconte plus, elle est.

    Mais Courbet a tracé la voie aux impressionnistes et à d’immenses peintres qui lui ont porté une véritable vénération : van Gogh, Gauguin, et plus tard, Balthus ou Soulages ; la diversité même de ces tempéraments suffit à dire la richesse de l’héritage.

     

    Henri Raczymov Courbet, l’outrance Stock, 245 p., 18.60 €

  • chronique d'Un homme heureux

    prochainement sur les éditions ont la parole", les meilleurs livres 2019 :

    Un homme heureux, Arto Paasilinna, traduit du finnois par Anne Colin du Terrail, éditions Denoël, 2005.

    Kuusmäki, paisible petite bourgade, voit le cours de son existence bouleversé par l’arrivée de l’ingénieur Jaatinen. Ce dernier est chargé de concevoir un nouveau pont enjambant la rivière du village, surnommée la Tuerie, depuis qu’elle fut le théâtre d’un sanglant affrontement entre les blancs et les rouges en 1918. D’entrée de jeu, la bienveillance affichée par le nouveau venu à l’égard des ouvriers du chantier est perçue comme un laisser-aller blâmable par les élus locaux. De malentendus en chamailleries, l’incompréhension s’installe et débouche sur une véritable cabale menée à l’encontre de l’ingénieur par des notables inquiets de son aura naissante. Désavoué par sa hiérarchie, Jaatinen est démis de ses fonctions, malgré le soutien de ses employés. Il n’aura de cesse de faire payer les responsables de son avenir brisé.

    En apparence, le parcours de Jaatinen est exemplaire : il a triomphé de l’adversité et rendu leur fierté à des habitants libérés de la tyrannie des élites. Il a su se montrer (in extremis) magnanime avec ses ennemis et appliquer une politique plus juste. Il est le héros de l’histoire. Pourtant, çà et là, quelques fausses notes perturbent l’harmonie ambiante : tel représentant de la banque venu surveiller l’avancement des affaires de Jaatinen relève le comportement « servile » des employés à son égard. L’ingénieur est parfois titillé par des sentiments « désagréables »...

    Et si le village avait basculé dans une nouvelle aliénation en tombant sous la coupe de Jaatinen ? Ce dernier devrait être un homme heureux, un de ces citoyens bien tranquilles et bien sous tous rapports. Mais tandis que se profile le pouvoir, on sent croître son insatisfaction : aucune réussite ne parvient à le combler réellement et le voilà tendu vers de nouvelles ambitions. Le rapport de force s’est inversé mais l’inquiétante utopie de l’ingénieur Jaatinen laisse planer une ombre sur les eaux de la Tuerie.

     Un peu d'ésotérisme et de sociologie dans ce polar.

     

     

  • Livre fantasy : Rebecca Kean, tome 1: Traquée; Cassandra O’donnell.

    Dans cette série on suit une jeune femme de 26 ans qui débarque dans une ville paumée des états Unie pour fuir son passé. Elle pense être dans une ville sans histoire et surtout sans vampires, sorcières …Et surprise cette petite ville en est infestée !

    Rebecca est indépendante, forte et sans émotion car elle a été éduquée comme ça. Malgré cela elle joue son rôle de mère à la perfection (enfin du mieux qu’elle peut) et vie une vie normale avec sa meilleure amie toujours à ses côtés Beth une louve garou de haut rang !

    Enfin tout  ça c’était avant de rencontrer  Raphael, Le chef vampire local et un membre du Directum (le conseil surnaturel local). Leur première rencontre fut brève mais intense ! Et la vie de Rebecca  en devint beaucoup plus mouvementée. Elle se voit contrainte d’aider le Directum  d’en une affaire sordide d’enlèvement.

    Comme vous pouvez le constater j’ai complètement  adhéré à cette histoire. J’ai adoré suivre Rebecca dans ses aventures ! Son caractère tout feu tout flamme, c’est une héroïne comme je l’ai aime. Et ce qui ne gâche rien, c’est que Madame est poursuivie par 3 magnifiques Hommes. On ne peut que s’imaginer à sa place. L’histoire de fond est tout aussi prenante, on ne se demande à tous moment qui est derrière  tout ça et jusqu’au dernier chapitre.

    Les personnages secondaires sont tous aussi  intéressant et important que Rebecca.

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