29.03.2011

Primo !

   Est-ce qu’un album jeunesse ne pourrait pas nous faire apprécier la peinture, collection primo,memo,benoit bonnemaison-fitte,severin millet,noemi schipfer,jennifer yerkes,le voyage de gus,les rêves de milo,filer droit,l'oiseau invisible,album jeunesse,peinture,graphisme,modernitél’abstraction, le trait, la tache de couleur plus que le détail ou la figure ? La peinture ne peut-elle pas en effet raconter en partie l’histoire ou déborder sur le texte sans forcément et automatiquement lui ajouter quelque chose d’explicite ? Un illustrateur ne pourrait-il pas aussi grossir un signe, un motif et lui donner un langage propre, un univers qui le décuple où se mêlent silhouettes et symboles pour donner un spectacle d’ombre très élégant ? Un motif donne un personnage et contamine tout un monde avant le réveil pour illustrer un rêve. Ou encore, si un livre jeunesse explorait un motif noyé dans les lignes verticales et horizontales très resserrées, qui donnent un relief étonnant et moderne collection primo,memo,benoit bonnemaison-fitte,severin millet,noemi schipfer,jennifer yerkes,le voyage de gus,les rêves de milo,filer droit,l'oiseau invisible,album jeunesse,peinture,graphisme,modernitéà un album… Ou encore si la figure principale d’un album était un oiseau invisible sans ramage ni plumage, un animal discret et sympathique qui préfère se fondre ou se jouer de son environnement. Métamorphose d’un oiseau invisible qui se joue des apparences et des attributs d’autres bestioles… ça donne dans l’ordre « le voyage de Gus » de Benoit Bonnemaison-Fitte, « les rêves de Milo » de Séverin Millet, « Filer droit » de Noemi Schipfer et « Drôle d’oiseau » de Jennifer Yerkes, cinq albums souples à petits prix, très classes et très créatifs, c’est la collection Primo et du Mémo à 8 euros ça ne se refuse pas !

collection primo,memo,benoit bonnemaison-fitte,severin millet,noemi schipfer,jennifer yerkes,le voyage de gus,les rêves de milo,filer droit,l'oiseau invisible,album jeunesse,peinture,graphisme,modernitéDès 4/5 ans

Collection Primo chez Mémo

 

collection primo,memo,benoit bonnemaison-fitte,severin millet,noemi schipfer,jennifer yerkes,le voyage de gus,les rêves de milo,filer droit,l'oiseau invisible,album jeunesse,peinture,graphisme,modernité

 

28.03.2011

Ex-déesse

       Une petite Kumari, déesse vivante est un jour remplacée par une autre. On connait déjà tous un peu cette histoire et pourtant... On suit son retour chez elle, étrangère dans sa irène cohen janca,quand j'étais déesse,rouergue,dacodac,roman jeunesse,kumari,nature,sagesse,mort,altéritépropre famille, statufiée mais observatrice. « Comme moi, elle est étrangère dans sa propre famille ». Elle les connait finalement à peine ceux-là qui avant se prosternaient devant elle en silence. « Je ne réponds pas. Je ne bouge pas. Quand j’étais déesse, je pouvais rester des jours entiers immobile comme une statue- sans ciller, sans bouger un petit doigt ou un orteil. Sans prononcer un mot. » Mais autour d’elle ça s’agite, un petit frère qui est un véritable petit démon, une curieuse petite soeur et une grand-mère mourante, la dernière à l’appeler ma petite déesse... Au départ, les seuls à la comprendre sont une tortue et un gecko silencieux et souriants. Les garçons et les filles de son âge bougent, étudient et irène cohen janca,quand j'étais déesse,rouergue,dacodac,roman jeunesse,kumari,nature,sagesse,mort,altéritérêvent parfois encore de devenir déesse Kumari. Retour à la réalité donc, « comme la paix de mon palais me manque ». La vie de famille, la smala remplace la dévotion et la solitude. Des souvenirs ressurgissent, de jeunes dévots et les fêtes annuelles qui redémarrent. Posséder les 32 signes de la beauté parfaite ne servent pas à grand-chose au quotidien. Finis pourtant l’interdiction de rire, de pleurer ou de manger du poulet. Une déesse revient à la vie, observe et petit à petit s’en mêle. Irène Cohen Janca mêle et nous informe avec beaucoup de simplicité et d’habileté aux cycles religieux et aux cycles de la nature. Leur agencement prend sens et donnent symboles et sagesse a une petite histoire de vie. La irène cohen janca,quand j'étais déesse,rouergue,dacodac,roman jeunesse,kumari,nature,sagesse,mort,altéritéfleur de lotus comme à elle nous révèle une chose précieuse : « tout bouge, ma petite déesse, tout peut changer. » Revenir aux autres, au sensible, à la vie pour tous mêlée de petites croyances, d’envies et d’étranges protecteurs. Un petit livre qui magnifie le cycle et les âges de la vie autour d’une ancienne petite déesse Kumari, sujet qu’on croyait connu et pourtant. Deuxième titre extraordinaire d’Irène Cohen Janca pour cette collection Dacodac qu’on peut déguster de 9 à 12 ans et qui permet parfois voyager grâce à la fiction…

« Quand j’étais Déesse » d’Irène Cohen Janca au Rouergue collection Dacodac

 

26.03.2011

Voir

               Il  y a vraiment une chose très importante à voir dans le dernier album d’Anne Herbauts, « De quelle couleur est le vent » chez Casterman, outre le fait qu’il puisse être de quelle couleur est le vent,anne herbauts,casterman,illustration,malvoyant,aveugle,les doigts qui rêvent,album jeunesse,vent,poésielu aussi par des adultes ou enfants mal voyants. Ce livre comme d’autres l’ont déjà fait, annonce une révolution ou comment des procédés réservés autrefois à enjoliver les couvertures ou plus important à faciliter l’accession à la lecture aux mal voyants, pourraient aussi mieux servir les arts qui servent d’illustration à la jeunesse. C’est un album au relief sans pareil, qui ouvre la voie à une vraie mise en valeur du travail des plasticiens. Non seulement Anne Herbauts dans cet album s’affranchit d’un travail minimaliste qui faisait sa patte et expérimente, mais nous amène aussi à une réelle égalité avec les malvoyants. Parce que ce qui nous était donné à voir n’était pas satisfaisant. Enfin les hésitations, repentirs, traits, de quelle couleur est le vent,anne herbauts,casterman,illustration,malvoyant,aveugle,les doigts qui rêvent,album jeunesse,vent,poésiematières sont palpables, visibles. On suit presque le mouvement, le coup de crayon. L’illustration prend du relief et on cesse de trahir les originaux. Elle n’est pas qu’un vernis glacé destiné à illustrer un texte. L’illustration prend du relief et révèle sa valeur intrinsèque. Après il y a l’histoire très simple et très belle que sublime comme à son habitude Anne herbauts : « On ne voit pas le vent, on entend ce qu’il apporte. On n’entend pas le vent, on voit ce qu’il importe ». Les doigts qui rêvent sont de la partie et on devrait les associer à plus de projets. Un livre ludique, pratique et beau et une petite révolution pour ceux qui ne voient pas comme pour ceux qui voudraient voir des reproductions de meilleures qualités.

Dès 4 ans

"De quelle couleur est le vent » d’Anne Herbauts chez Casterman