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journal du libraire - Page 4

  • avis sur : Les piètres penseurs, de Dominique Lecourt


    "Il fut un temps, dans notre pays, où l'on n'aimait pas l'eau tiède (...). Nous y baignons aujourd'hui".

    Dans ce livre, Dominique Lecourt, philosophe et professeur à l'Université Paris VII, retrace l'histoire de l'évolution vers "l'eau tiède", qu'il a vécu. Il fut un temps (les années 60) où les étudiants ne s'interrogeaient pas sur leur avenir, mais sur la contribution qu'ils pouvaient apporter à l'édification de la société, afin que ne se renouvellent pas les expériences tragiques de la première moitié du XXe siècle. Aujourd'hui, pour nombre de philosophes (André Glucksmann, Bernard-Henri Lévy, Luc Ferry, André Comte-Sponville, etc.), qui prennent la posture de l'intellectuel total, ayant relégué à un second plan séparé du premier, semble-t-il, par l'infini, la figure de l'intellectuel spécifique, il ne s'agit plus de changer le monde, mais seulement de le juger, selon les catégories du Bien et du Mal. Ce qui est retracé ici, c'est le passage d'une grande effervescence intellectuelle hétéroclite, dont Luc Ferry et Alain Renaut, "penseurs en mal de notoriété", ont construit l'unité fictive en 1985 sous le nom de "pensée 68", par la réalisation d'un "mirobolant montage théorique digne d'une grande leçon d'agrégation", à quelque chose qui, sous le masque de la philosophie, se révèle être de la non-pensée. Au delà du pamphlet (ce qu'est Les Piètres penseurs), et peut-être aussi, du règlement de compte, Dominique Lecourt pointe là un véritable mouvement de fond dans le milieu philosophique français - mouvement qui rend inessentielle l'opposition classique entre matérialiste (André Comte-Sponville) et idéaliste (Luc Ferry), dans la mesure où elle recèle en fait une identité de choix : celui du moralisme naïf et bien pesant, qui abandonne les arguments pour les bons sentiments. Nous avons alors affaire aux "piètres penseurs", dont plusieurs se sont engouffrés dans la voie journalistique ouverte, selon le professeur de Paris VII, par Maurice Clavel et, paradoxalement, l'inventeur de l'intellectuel spécifique devenu maître d'éloquence à l'occasion de la révolution iranienne : Michel Foucault (qui, semble-t-il, a mal supporté que lui soit reproché sa tragique erreur d'avoir soutenu l'ayatollah Khomeiny).

     

    Auteur : Dominique Lecourt
    Titre :
    Les piètres penseurs
    Editeur :
    Flammarion
    Collection :
    Année :
    1999
    Prix indicatif :



  • Présentation du livre : Le Grand Livre De La Rénovation , de Robert Longechal

    ce livre nous présente les 1000 travaux de rénovation à faire dans une maison et en particulier la manière de choisir le bon artisan pour ces travaux, selon les conseils d'une entreprise de rénovation de Perpignan (Pyrénées Orientales, 66) :

     

    Les travaux de rénovation prioritaires

    Les travaux de rénovations les plus courants incluent la rénovation de salles de bains, de cuisines, de toits, de plafonds, de murs et de planchers, ainsi que l'installation de nouveaux systèmes électriques, de plomberie et de climatisation. Pour établir un devis, il est important de se renseigner auprès de plusieurs professionnels et d'obtenir des avis sur les différents matériaux et options disponibles.

    Une fois que vous avez une idée du coût des travaux, il est important de déterminer un budget réaliste. Cela implique de prendre en compte tous les coûts, notamment les coûts de la construction, de la main-d'œuvre, des matériaux et des permis. Il est également important de prévoir une marge financière pour les imprévus et les aléas .

    Le choix des professionnels de la construction est également un élément crucial de la rénovation d'une maison. Il est important de travailler avec des professionnels qualifiés et expérimentés, qui peuvent aider à établir un devis précis et gérer efficacement les coûts tout au long du processus. Les entrepreneurs doivent également fournir des garanties sur les travaux et assister les propriétaires dans toutes les étapes du processus.

     

    Déclaration d’activité de l’artisan

    L’artisan peut exercer en tant qu’autoentrepreneur, entreprise individuelle ou en tant que société.

    Pour en revenir aux vérifications de ses aptitudes, vous pouvez vérifier depuis quand l’entreprise existe, si elle a un numéro de SIRET (SIRAN + Numéro Interne de Classement)

    L’immatriculation au répertoire des métiers (RM) est quant à elle obligatoire pour les artisans indépendants, ou entreprises n’employant pas plus de 10 salariés, qui exercent une activité de prestation de service.

     

    Choisir un artisan labellisé

    Choisir un artisan qui possède des certifications peut évidemment être un plus : notamment si vous souhaitez demander un crédit d’impôt pour la rénovation de votre logement il vous faudra faire appel à un artisan RGE (reconnu Garant de Environnement).

    Enfin La disponibilité d’un artisan est importante : si vous demandez un devis et que l’artisan ne vous répond pas rapidement, il y a de fortes chances pour que les travaux à effectuer prennent du temps eux-aussi ! Qu’il soit disponible au téléphone également. Attention tout de même à ne pas le harceler de questions !

     

    Le Grand Livre De La Rénovation , de Robert Longechal ,  Editeur : Dunod , 2019

  • Avis sur La nuit des béguines, d’Aline Kiner

    j'ai terminé La nuit des béguines d’Aline Kiner,,  qui se déroule à Paris au XIVe siècle, lors de la tuerie des Templiers.

    Étrès descriptif des coutumes des béguines, des frères franciscains, et des activités liées au béguinage (travail des tissus et guérison).

    Les protagonistes différents sont :

    Ysabel est une vieille béguine qui s'occupe, avec amour et dévouement, de l'hôpital de béguinage et aussi du jardin où elle se procure des herbes médicinales.

    Ade, une jeune bégnine cultivée, séduisante, assez solitaire, qui aimerait entrer au couvent (chez les Bénédictins) mais qui se heurte à l'opposition de sa famille. Une figure complexe, un peu froide, mais en réalité capable d'aimer avec dévouement.

    Humbert, le frère franciscain qui fait une promesse à son prieur, celle de sauver un livre que l'Eglise considère comme hérétique.

    Meheut la Rossa, une très jeune femme noble qui s'enfuit de chez elle à la recherche d'une vie meilleure et se réfugie dans le béguinage parisien.

     

  • Stephen King - Misery - fin

    misery.JPGLe huis clos le plus infernal, le plus terrible jamais inventé. 400pages de suspense insoutenable, à essayer de comprendre qui prend le pied sur qui, qui a le pouvoir sur l'autre. Car Paul a bien de l'influence sur l'infirmière folle : il vit encore car il écrit ce livre qu'elle attend, et elle vit également pour ça. C'est Misery qui les maintient en vie tous les deux. Mais pour combien de temps ?

    Paul fait les frais de ses humeurs délirantes : des images à la Hostel nous viennent en tête. On est en plein dans un remake de la colline a des yeux, avec Annie Wilkes dans le rôle de la tribu toute entière des créatures difformes. Car Annie a des excès terribles, et inflige à son hôte forcé des souffrances qui dépassent la conception même du mal.  

    On est dans l'angoisse avec Paul quand on entend le son de ses pas approcher de la chambre dans laquelle elle le maintient prisonnier. On attend avec lui le sort qu'elle lui réserve. Amènera-t-elle cette fois de la soupe au dîner ou une hache pour le torturer ? On découvre avec lui jusqu'où la pousse sa propre folie. Mais peu à peu, le lecteur se rend compte que c'est Paul qui devient fou, et l'identification est malaisée, à moins de se reporter sur... Annie ! Le lecteur se ferait-il victime et bourreau à la fois, par la voie de l'identification ?

    L'intrigue est rudement bien menée, du début à la fin. Point besoin d'attendre cent pages pour entrer dans l'action. Dans Misery, on y est du début à la fin, jusqu'à la toute dernière page. Stephen King réussit le pari de construire un roman terrifiant avec comme seule trame de fond deux personnages et un seul lieu, et la seule question qui hante le lecteur est de savoir si oui ou non, Paul va s'en sortir. Des rebondissements à n'en plus finir, un suspense à en perdre haleine. Et une question terrifiante : et vous, jusqu'où iriez-vous si votre écrivain préféré décidait de tuer votre héros adoré ?

    Stephen King - Misery, 1987, le livre de poche n°15137, 391 pages

     

  • Stephen King - Misery

    Paul Sheldon est un écrivain comblé : sa série Misery remporte un franc succès auprès de centaines de milliers de ménagères, lui assurant un train de vie plutôt enviable. Cependant, il en a plus qu'assez d'écrire des romans à l'eau de rose, et son héroïne commence à le gonfler sérieusement. C'est pourquoi, dans le dernier tome de ses aventures, il la fait mourir. Après tout, un auteur a tous les pouvoirs, celui de faire vivre, mais aussi de faire mourir ses personnages, à sa guise.

    Annie Wilkes est une infirmière ratée, à moitié folle, sur laquelle pèsent des soupçons de meurtres. Le tribunal de Denver a bien failli la faire condamner pour tous ces nouveaux nés assassinés à l'hôpital, alors qu'elle était infirmière-chef, mais les preuves manquaient. Elle vit dans une ferme isolée de Sidewinder, dans le Colorado, recluse. Elle est l'admiratrice numéro un de Paul Sheldon.

    Ces deux individus auraient pu se rencontrer lors d'une séance de dédicaces, mais c'est dans un tout autre cadre que naissent leurs relations. Paul Sheldon est en effet victime d'un terrible accident : soûl, il avait pris la route lors d'une tempête de neige. C'est Annie Wilkes qui découvre sa voiture, au fond d'un ravin, et le ramène chez elle sérieusement amoché, les jambes cassées.

    Ce qui aurait pu être un acte d'assistance à personne en danger, devient vite une mise en danger d'une personne nécessitant de l'assistance. Si Annie Wilkes n'a pas emmené l'auteur à l'hôpital, c'est qu'elle le connaît bien. Elle est son admiratrice numéro un, après tout. Qui mieux qu'elle peut s'en occuper ?

    Fast cars. C'est le titre du livre que Paul a toujours voulu écrire, celui qu'il a dans son sac, celui qu'Annie découvre. Fast cars, c'est le début du calvaire. Parce qu'Annie l'a lu, et n'accepte pas que Paul puisse écrire autre chose que des Misery. Pire encore, elle n'accepte pas que cette dernière soit morte. Elle n'a plus qu'un seul désir : que Misery revienne. Et pour se faire, Paul doit écrire le retour de Misery. Rien que pour elle. Il le doit. Il en va de sa survie.

  • Mary Higgins Clark - cette chanson que je n'oublierai jamais

    mary higgins.JPGEn effet, Peter aurait-il été le seul bénéficiaire des deux décès ? Qui aurait eu aussi intérêt à les faire disparaître ? Son frère par alliance, Richard Walker, n'est-il pas couvert de dettes ? Sa belle-mère, Elaine, ne court-elle pas après la fortune ? Et les Barr, le couple qui s'occupe de la résidence, sont-ils d'une façon ou d'une autre mêlés à une sombre histoire ? Il y a aussi Vincent Slater, le bras droit de Peter. Ne cache-t-il pas son jeu ?

    Mary Higgins Clark est encore incontestablement la reine du suspens. Kay, son héroïne, va tout faire pour prouver l'innocence de son mari. Le dénouement n'intervient que dans les dernières pages, le roman se lit d'une traite, comme dans les premiers Higgins Clark, qu'on commençait à regretter ! Et finalement, l'auteur nous entraîne là où elle veut, et c'est avec surprise qu'on découvre, en même temps que l'héroïne, la vérité : sur fond de corruption, une grosse arnaque s'est transformée en assassinats.

    L'auteur s'attarde sur de simples détails : une page de magazine, un sac. Elle distille les éléments de réponse au fur et à mesure. Il y a de quoi la détester : avec elle, pour sur, on manquerait un rendez-vous pour finir ce satané roman ! C'est rudement bien mené, jubilatoire. On avait presque oublié qu'un Mary Higgins Clark pouvait être si bon !

     

    -          Mary Higgins Clark cette chanson que je n'oublierai jamais

    -          Albin michel, mai 2007